Comment calculer son congé maternité en 2026 ?

TL;DR, l’essentiel
- Le congé maternité dure 16 semaines au cas général : 6 semaines avant l’accouchement (prénatal) et 10 semaines après (postnatal).
- Il s’allonge à 26 semaines dès le 3e enfant, 34 semaines pour des jumeaux et 46 semaines pour des triplés ou plus.
- Pendant le congé, l’Assurance Maladie verse des indemnités journalières (IJ) calculées sur la moyenne de vos salaires bruts des 3 derniers mois, plafonnés.
- Au 1er janvier 2026, l’IJ maternité atteint au maximum 104,02 € nets par jour. Les chiffres ci-dessous sont indicatifs, pas un calcul personnalisé.
Vous attendez un enfant et vous voulez anticiper vos dates d’arrêt et votre revenu ? Calculer son congé maternité tient en deux questions : combien de temps il dure, et combien vous toucherez pendant cette période. Voici la méthode, appuyée sur les règles officielles de service-public.fr et d’ameli.fr, à jour pour 2026. Attention : ce guide explique les principes, il ne remplace pas une simulation personnalisée auprès de votre caisse.
Quelle est la durée légale du congé maternité en 2026 ?
La durée du congé maternité n’est pas la même pour toutes. Elle dépend du nombre d’enfants que vous avez déjà à charge et du fait d’attendre un seul enfant ou plusieurs. Chaque congé se découpe en deux parties : une période prénatale (avant la date présumée d’accouchement) et une période postnatale (après la naissance).
Congé prénatal
Il commence un nombre de semaines défini avant la date présumée d’accouchement (6 semaines au cas général).
Accouchement
La date réelle de naissance sert de pivot : un accouchement anticipé ou tardif décale mécaniquement la période postnatale.
Congé postnatal
Il suit la naissance (10 semaines au cas général) et intègre les jours de prénatal non pris si le bébé arrive en avance.
Voici les durées officielles, valables en 2026 (source : ameli.fr et service-public.fr).
| Situation | Prénatal | Postnatal | Total |
|---|---|---|---|
| 1er ou 2e enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| 3e enfant ou plus | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Jumeaux | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Triplés ou plus | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Comment compter le rang de l’enfant ?
On tient compte des enfants déjà à charge au moment de l’accouchement. Une femme qui attend son troisième enfant, alors que les deux premiers sont à charge, bénéficie donc du congé de 26 semaines, même s’il s’agit d’une seule grossesse.

Peut-on avancer ou reporter une partie du congé ?
Oui, dans des limites précises. La règle de base au cas général est simple : 6 semaines avant, 10 semaines après. Mais deux aménagements existent.
Le report du prénatal vers le postnatal. Vous pouvez, sur avis favorable de votre médecin ou sage-femme, décaler jusqu’à 3 semaines de congé prénatal vers la période postnatale. Vous travaillez donc un peu plus longtemps avant l’accouchement et vous récupérez ce temps après la naissance. Si un arrêt maladie survient pendant cette période reportée, le report est annulé.
Le congé pathologique. En cas de grossesse pathologique constatée médicalement, un congé supplémentaire pouvant aller jusqu’à 2 semaines peut être prescrit pendant la période prénatale. Ce congé n’est pas reportable après l’accouchement. Des suites de couches pathologiques peuvent, elles, ouvrir droit à un prolongement du congé postnatal. Renseignez-vous auprès de votre caisse pour votre cas précis.
Un arrêt minimal est obligatoire
Pour percevoir les indemnités, vous devez cesser toute activité pendant au moins 8 semaines au total, dont 6 semaines après l’accouchement. Cette interruption postnatale est un minimum légal, on ne peut pas y renoncer.
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Comment sont calculées les indemnités journalières ?
Pendant le congé maternité, vous ne touchez pas votre salaire habituel mais des indemnités journalières (IJ) versées par l’Assurance Maladie (votre employeur peut compléter selon la convention collective). Le calcul se fait en trois temps, présentés ici à titre indicatif.
Salaire de référence
On additionne vos salaires bruts des 3 mois précédant le congé, retenus dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € au 1er janvier 2026).
Salaire journalier de base
Ce total est divisé par 91,25 pour obtenir le salaire journalier de base (SJB).
Déduction forfaitaire
On retire du SJB un taux forfaitaire de 21 % (part salariale des cotisations, CSG et CRDS). Le résultat est votre IJ maternité brute.
En clair, l’IJ maternité correspond à votre salaire journalier de base diminué de 21 %, dans la limite du plafond. Parce que ce plafond existe, l’indemnité est plafonnée : au 1er janvier 2026, l’IJ maternité maximale s’élève à 104,02 € nets par jour (source : ameli.fr). Si votre salaire dépasse le plafond, vous ne toucherez pas davantage que ce maximum.
Un exemple indicatif
Pour un salaire brut de 2 500 € par mois, le salaire de référence sur 3 mois est de 7 500 €. Divisé par 91,25, le SJB ressort à environ 82,19 €. Après déduction des 21 %, l’IJ tourne autour de 64,93 € par jour, versée en général tous les 14 jours. Ce montant est un ordre de grandeur : seule votre caisse calcule le chiffre exact.
Pour un chiffre au plus proche de votre situation, l’Assurance Maladie met à disposition un simulateur officiel d’indemnités maternité sur ameli.fr. Il reste la référence, car votre historique de salaire, votre statut et d’éventuelles périodes non travaillées peuvent modifier le résultat.
Quelles conditions pour être indemnisée ?
Le versement des IJ maternité n’est pas automatique. Il faut remplir des conditions d’affiliation et d’activité à la date de début du congé (source : ameli.fr).
- Être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois à la date présumée de l’accouchement.
- Justifier d’une activité suffisante : avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois précédant le congé, ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur les 6 mois précédents.
- Cesser toute activité pendant au minimum 8 semaines, dont 6 après l’accouchement.
Les règles diffèrent pour les travailleuses indépendantes, les demandeuses d’emploi indemnisées et les agentes de la fonction publique (qui conservent en général leur traitement plutôt que des IJ). Vérifiez toujours votre régime auprès de votre caisse.
Le congé maternité, c’est deux calculs distincts : une durée fixée par la loi selon le rang de l’enfant, et une indemnité fixée par votre salaire, plafonnée.La rédaction MiisterSoftware, repère RH & paie.
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Quelles démarches et à quelle date ?
Le calcul ne sert à rien sans les bonnes démarches, dans le bon ordre.
- Déclarer la grossesse à votre caisse d’Assurance Maladie et à votre CAF avant la fin du 3e mois, sur la base du certificat médical.
- Prévenir l’employeur par écrit (lettre recommandée conseillée) en indiquant le motif de l’absence et les dates de début et de fin de congé.
- Transmettre les justificatifs après la naissance (acte de naissance) pour déclencher le versement des indemnités.
La date de début du congé prénatal se calcule à partir de la date présumée d’accouchement indiquée par votre médecin : on remonte du nombre de semaines prévu pour votre situation (6 semaines au cas général). Notez que le congé maternité est aussi une période protégée : le licenciement est encadré, et le congé compte pour le calcul de vos congés payés et de votre ancienneté.
Après la maternité
À la reprise, vos congés payés acquis pendant l’absence restent dus, et le congé parental peut prendre le relais. Ce sont d’autres calculs, à anticiper eux aussi.
Pour aller plus loin
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Questions fréquentes
Combien de temps dure le congé maternité en 2026 ?
Au cas général (1er ou 2e enfant), le congé maternité dure 16 semaines : 6 avant l’accouchement et 10 après. Il passe à 26 semaines dès le 3e enfant, 34 semaines pour des jumeaux et 46 semaines pour des triplés ou plus. Ces durées sont fixées par la loi (source : ameli.fr et service-public.fr).
Comment se calcule l’indemnité journalière maternité ?
On additionne les salaires bruts des 3 mois précédant le congé, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € au 1er janvier 2026), on divise par 91,25 pour obtenir le salaire journalier de base, puis on retire 21 % de charges forfaitaires. L’indemnité obtenue est plafonnée : au maximum 104,02 € nets par jour au 1er janvier 2026. Ce calcul est indicatif ; utilisez le simulateur officiel d’ameli.fr.
Peut-on reporter une partie du congé prénatal après l’accouchement ?
Oui. Sur avis favorable d’un médecin ou d’une sage-femme, vous pouvez reporter jusqu’à 3 semaines de congé prénatal vers la période postnatale. Un arrêt maladie survenant pendant cette période annule toutefois le report.
Quelles conditions faut-il remplir pour toucher les indemnités ?
Il faut être affiliée depuis au moins 6 mois à la date présumée de l’accouchement, justifier d’une activité suffisante (150 heures travaillées sur les 3 derniers mois, ou une cotisation sur au moins 1 015 fois le SMIC horaire sur 6 mois) et cesser toute activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 après la naissance. Les indépendantes et la fonction publique relèvent de règles spécifiques (source : ameli.fr).