Comprendre

Comment calculer les congés payés en 2026 ?

MCLa rédaction MiisterSoftware Mis à jour le 10 juillet 2026 8 min de lecture
2,5 jours/mois 30 jours ouvrables/an Réf. 1er juin, 31 mai Le calcul le plus favorable
Calcul conges payes

TL;DR, l’essentiel

  • Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés par mois travaillé, soit 30 jours ouvrables par an (5 semaines).
  • La période de référence court du 1er juin au 31 mai de l’année suivante.
  • L’indemnité se calcule de deux façons, la règle du dixième et le maintien de salaire : l’employeur retient toujours le montant le plus favorable au salarié.

Le calcul des congés payés ressemble à un casse-tête dès qu’on quitte le cas d’école. Combien de jours un salarié cumule-t-il vraiment ? Sur quelle période ? Et surtout, combien lui verser pendant ses vacances ? En 2026, les règles restent celles du Code du travail : 2,5 jours ouvrables par mois, une période de référence précise et deux méthodes de calcul de l’indemnité qu’il faut comparer. Voici la méthode complète, chiffrée et vérifiée sur service-public.fr, pour ne plus se tromper.

Combien de jours de congés payés acquiert-on par mois ?

La règle de base est simple : chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés. Sur une année complète de travail, cela donne 30 jours ouvrables, soit les fameuses 5 semaines de congés légaux. Voici comment l’acquisition se déroule concrètement.

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Chaque mois travaillé

Le salarié cumule 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, dès le premier mois.

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Sur l’année de référence

Au bout de 12 mois, le compteur atteint 30 jours ouvrables, soit les 5 semaines légales.

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Au moment de poser

Les jours acquis sont décomptés quand le salarié part, selon la méthode retenue par l’entreprise.

Attention au vocabulaire, c’est là que beaucoup se perdent. Les jours ouvrables comptent du lundi au samedi (6 jours par semaine), même si le salarié ne travaille pas le samedi. Certaines entreprises préfèrent décompter en jours ouvrés (du lundi au vendredi, 5 jours par semaine), ce qui équivaut à 25 jours ouvrés par an. Les deux méthodes sont autorisées, à condition que le décompte en jours ouvrés ne soit jamais moins favorable que le décompte légal en jours ouvrables.

  • Décompte en jours ouvrables : 2,5 jours par mois, 30 jours par an.
  • Décompte en jours ouvrés : environ 2,08 jours par mois, 25 jours par an.

À retenir

Le résultat en semaines est identique : 30 jours ouvrables et 25 jours ouvrés représentent tous deux 5 semaines de congés. Seule l’unité de décompte change.

Calcul conges payes

Qu’est-ce que la période de référence ?

Les congés ne se cumulent pas sur l’année civile mais sur une période de référence qui court, par défaut, du 1er juin de l’année N-1 au 31 mai de l’année N. C’est pendant cette période que le salarié acquiert ses droits ; il les pose ensuite, généralement à partir du 1er juin suivant.

Un accord d’entreprise ou de branche peut fixer une autre période (souvent l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre). Pour les entreprises rattachées à une caisse de congés payés, comme dans le BTP, cette période de référence reste le plus souvent le 1er avril au 31 mars. L’idée à retenir : un salarié qui prend ses vacances en été pose des jours acquis l’année précédente.

Quiz éclair

Combien de jours ouvrables de congés un salarié cumule-t-il par mois travaillé ?

Comment calculer l’indemnité de congés payés ?

Pendant ses congés, le salarié ne touche pas son salaire habituel mais une indemnité de congés payés. Le Code du travail impose de la calculer de deux manières, puis de verser le montant le plus avantageux pour le salarié. C’est une obligation, pas une option laissée à l’employeur.

La règle du dixième (1/10e)

Avec cette méthode, l’indemnité totale des congés est égale à 1/10e de la rémunération brute totale perçue par le salarié pendant la période de référence. On divise ensuite ce total par le nombre de jours de congés pour obtenir la valeur d’une journée.

L’assiette inclut le salaire de base, les heures supplémentaires, les primes liées au travail (ancienneté, assiduité) et le salaire reconstitué pendant les périodes assimilées à du travail (maternité, accident du travail). En revanche, elle exclut les primes couvrant déjà les congés, comme certaines primes de fin d’année, et la participation ou l’intéressement.

La règle du maintien de salaire

Ici, on verse au salarié ce qu’il aurait gagné s’il avait continué à travailler pendant ses congés. C’est la méthode la plus intuitive et souvent la plus simple à appliquer pour un salaire fixe et stable.

Fatigué de recalculer à la main ?

Un logiciel RH acquiert les 2,5 jours par mois et compare les deux méthodes automatiquement.

Voir le comparatif RH →

Un exemple chiffré pour comparer les deux méthodes

Prenons un salarié à 2 000 € brut par mois sur une base fixe, qui a travaillé toute la période de référence et pose une semaine de congés (6 jours ouvrables). Comparons.

MéthodeBase de calculRésultat
Maintien de salaireSalaire habituel reconstitué≈ salaire du mois inchangé
Règle du 1/10e24 000 € bruts sur l’année ÷ 10 = 2 400 € pour 30 jours, soit 80 €/jour80 € × 6 jours = 480 €

Exemple indicatif pour illustrer la méthode, hors variables propres à chaque paie (temps partiel, mois incomplets, jours fériés). Ce n’est pas un conseil juridique personnalisé.

Pour un salaire strictement fixe, les deux méthodes donnent un résultat quasi identique. La règle du dixième devient plus avantageuse dès que la rémunération a augmenté au fil de l’année, ou que le salarié a touché des heures supplémentaires et des primes variables pendant la période de référence : la base annuelle est alors plus élevée que le salaire du mois de départ. C’est précisément pour cette raison que la comparaison des deux calculs est obligatoire.

Bon réflexe

Ne choisissez pas une méthode une fois pour toutes. Recalculez les deux à chaque prise de congés et retenez la plus favorable au salarié, c’est ce qu’impose le Code du travail.

La bonne pratique n’est pas de choisir une méthode une fois pour toutes, mais de recalculer les deux à chaque prise de congés et de retenir la plus favorable.

Faut-il un logiciel pour gérer les congés payés ?

Sur un ou deux salariés, un tableur suffit. Mais dès qu’une PME cumule mois incomplets, temps partiels, arrivées et départs en cours d’année, la comparaison manuelle entre règle du dixième et maintien de salaire devient chronophage et source d’erreurs de paie. C’est là qu’un SIRH ou un logiciel de paie prend le relais : acquisition automatique des 2,5 jours par mois, soldes à jour, calcul des deux méthodes et bulletin conforme.

Ces mêmes outils gèrent aussi le solde de tout compte lors d’un départ, en intégrant l’indemnité compensatrice de congés payés non pris. Côté tarif, un acteur comme PayFit ne publie pas de grille : la paie et les congés sont facturés sur devis, selon l’effectif et les modules (indicatif, juillet 2026).

À vérifier

Les taux de charges salariales sont approximatifs (de l’ordre de ~22 % pour un non-cadre à ~25 % pour un cadre) et varient selon le statut et la convention. Un logiciel de paie applique les taux exacts, mais gardez le caractère indicatif de tout calcul fait à la main.

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Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés par an en France ?

Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète. En décompte en jours ouvrés, cela équivaut à 25 jours.

Quelle est la différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?

Les jours ouvrables vont du lundi au samedi (6 par semaine), les jours ouvrés du lundi au vendredi (5 par semaine). Le décompte légal se fait en jours ouvrables (30 par an), mais un décompte en jours ouvrés (25 par an) est autorisé s’il n’est jamais moins favorable au salarié.

Règle du dixième ou maintien de salaire : laquelle appliquer ?

L’employeur doit calculer les deux et verser le montant le plus avantageux pour le salarié. La règle du dixième (1/10e de la rémunération brute de la période de référence) est souvent plus favorable en cas d’heures supplémentaires ou de primes variables ; le maintien de salaire suffit pour un salaire fixe.

Quelle est la période de référence des congés payés ?

Par défaut, elle court du 1er juin de l’année N-1 au 31 mai de l’année N. Un accord d’entreprise ou de branche peut retenir une autre période, comme l’année civile. Les salariés du BTP relèvent le plus souvent d’une période du 1er avril au 31 mars.

Sources : service-public.gouv.fr (fiches F2258 et F33359, indemnité de congés payés), consultées en juillet 2026. Informations indicatives, ne remplaçant pas un conseil juridique personnalisé.