Comprendre

Congés payés : comment ça marche en 2026 ?

MCLa rédaction MiisterSoftware Mis à jour le 28 juillet 2026 8 min de lecture
2,5 jours par mois 30 jours ouvrables par an Période du 1er juin Droit légal
Congés payés

TL;DR, l’essentiel

  • Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an, l’équivalent de 5 semaines.
  • La période de référence court le plus souvent du 1er juin au 31 mai, sauf accord ou usage différent dans l’entreprise.
  • Attention à la différence entre jours ouvrables (6 par semaine) et jours ouvrés (5 par semaine) : 30 jours ouvrables correspondent à 25 jours ouvrés.
  • L’employeur fixe l’ordre et les dates des départs, dans le cadre des règles légales et conventionnelles, après consultation des représentants du personnel quand ils existent.
  • Les congés non pris ne sont pas systématiquement perdus : le report est possible dans plusieurs situations, notamment après un arrêt maladie.

Tout le monde en prend, peu de gens savent comment ils se calculent. Les congés payés obéissent à des règles précises : un rythme d’acquisition fixé par la loi, une période de référence, une distinction entre jours ouvrables et jours ouvrés, et des règles de pose partagées entre salarié et employeur. Voici le fonctionnement complet, avec les principaux cas particuliers.

Que sont les congés payés ?

Les congés payés sont un droit à repos rémunéré ouvert à tout salarié, quels que soient son contrat, son temps de travail et son ancienneté. Contrairement aux RTT, qui compensent un travail effectué au-delà de 35 heures et dépendent d’un accord, ils découlent directement du code du travail. Un salarié à temps partiel acquiert d’ailleurs le même nombre de jours de congés qu’un salarié à temps plein : c’est la rémunération de ces jours qui est proportionnée, pas leur nombre.

À retenir

Les règles citées dans cet article proviennent du code du travail et des fiches de service-public.fr. Elles sont données à titre informatif. Votre convention collective ou un accord d’entreprise peuvent prévoir des dispositions plus favorables, notamment des jours supplémentaires liés à l’ancienneté.

Congés payés

Comment s’acquièrent les congés payés ?

La règle de base est simple : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de 30 jours ouvrables par an, soit cinq semaines. L’acquisition se fait donc progressivement, mois après mois, sur une période de référence qui va généralement du 1er juin au 31 mai, même si l’entreprise peut retenir l’année civile par accord.

Deux précisions comptent en pratique. D’abord, certaines absences sont assimilées à du travail effectif et continuent donc de générer des congés, par exemple les congés payés eux-mêmes, le congé maternité ou les accidents du travail. Ensuite, la jurisprudence récente a fait évoluer la situation des salariés en arrêt maladie, qui acquièrent désormais des congés dans des conditions précisées par la loi. Notre article sur l’arrêt maladie et le salaire traite ce point en détail.

Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle différence ?

C’est la source d’erreur numéro un. Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine sauf le jour de repos hebdomadaire et les jours fériés chômés, soit six jours par semaine du lundi au samedi. Les jours ouvrés sont les jours réellement travaillés dans l’entreprise, soit cinq par semaine dans la plupart des cas.

  • Le décompte légal se fait en jours ouvrables : 2,5 par mois, 30 par an.
  • Beaucoup d’entreprises comptent en jours ouvrés : l’équivalent est alors de 2,08 par mois et 25 jours par an.
  • Les deux systèmes donnent le même repos réel, cinq semaines. Ce qui change, c’est l’unité affichée sur le bulletin de paie.

Le piège classique

Quand vous posez une semaine complète dans un décompte en jours ouvrables, le samedi est décompté même si vous ne travaillez pas le samedi. Une semaine coûte donc 6 jours de compteur, pas 5. C’est normal, et c’est pourquoi 30 jours ouvrables équivalent bien à 5 semaines.

Qui décide des dates de congés ?

Le salarié propose, l’employeur dispose, dans un cadre encadré. C’est l’employeur qui fixe l’ordre des départs et les dates, après consultation du comité social et économique quand il existe, en tenant compte notamment de la situation familiale, de l’ancienneté et de l’activité chez d’autres employeurs. Il doit communiquer l’ordre des départs suffisamment à l’avance et ne peut plus le modifier à moins d’un mois du départ, sauf circonstances exceptionnelles.

Autre règle utile : une partie des congés, dite congé principal, doit être prise sur une période définie, et le fractionnement peut ouvrir droit à des jours supplémentaires selon les cas. Ces modalités varient avec la convention collective, il faut donc s’y référer.

Que deviennent les congés non pris ?

En principe, les congés se prennent pendant la période prévue, et ceux qui ne sont pas pris à la fin sont perdus. Plusieurs situations font exception, notamment lorsque le salarié n’a pas pu les prendre du fait de l’employeur, en cas d’arrêt de travail, ou lorsqu’un accord organise le report. Un compte épargne temps, s’il existe dans l’entreprise, permet également de stocker des jours.

À la sortie de l’entreprise, les congés acquis et non pris donnent lieu à une indemnité compensatrice, qui apparaît dans le solde de tout compte. Nos articles sur l’indemnité de congés payés et le calcul du solde de tout compte détaillent ces montants, et notre article sur le calcul des congés payés reprend la méthode chiffrée.

Un compteur de congés juste ne se vérifie pas au moment des vacances, il se vérifie au moment du départ du salarié, quand tout se solde en euros.

Comment suivre les compteurs sans se tromper ?

Tant que l’effectif est réduit, un tableur tient la route. Au-delà, trois problèmes apparaissent : les compteurs divergent entre le tableur et la paie, les demandes se perdent, et personne ne sait qui est absent la semaine prochaine. Un logiciel RH ou un module de gestion des absences règle les trois, en offrant au salarié un espace pour poser ses demandes, au manager un circuit de validation, et à la paie un compteur unique alimenté automatiquement. Notre comparatif des logiciels RH 2026 classe les solutions sur ce critère, et notre sélection de logiciels de pointage couvre le suivi du temps de travail.

Suivre les congés sans tableur

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Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés par an ?

Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an, l’équivalent de cinq semaines. Dans un décompte en jours ouvrés, cela correspond à 25 jours. Une convention collective peut prévoir davantage.

Les congés payés sont-ils proportionnels au temps de travail ?

Non pour le nombre de jours : un salarié à temps partiel acquiert autant de jours qu’un salarié à temps plein. C’est l’indemnité versée pendant ces congés qui suit la rémunération, donc le temps de travail.

Peut-on perdre ses congés payés non pris ?

En principe oui, à la fin de la période de prise. Mais le report s’impose dans plusieurs situations, notamment quand le salarié n’a pas pu prendre ses congés du fait de l’employeur ou en raison d’un arrêt de travail. Un accord d’entreprise ou un compte épargne temps peut aussi organiser le report.

L’employeur peut-il imposer les dates de congés ?

Oui, dans le cadre prévu par le code du travail. Il fixe l’ordre des départs après consultation des représentants du personnel, doit le communiquer à l’avance et ne peut plus le modifier moins d’un mois avant le départ, sauf circonstances exceptionnelles.