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Facturation électronique obligatoire : ce qui change en 2026

MCLa rédaction MiisterSoftware Mis à jour le 5 août 2026 8 min de lecture
Réception dès le 1er sept. 2026 Émission jusqu’en 2027 Plateforme agréée obligatoire Tous les assujettis TVA
Facturation electronique 2026

TL;DR, l’essentiel

  • Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir une facture électronique.
  • À la même date, les grandes entreprises et ETI doivent aussi émettre leurs factures au format électronique et transmettre leurs données (e-reporting).
  • Les PME, TPE et micro-entreprises devront émettre en électronique à partir du 1er septembre 2027.
  • Il faudra passer par une plateforme agréée (ex-PDP) : le portail public gratuit d’émission a été abandonné.

La réforme de la facturation électronique 2026 est l’un des plus gros chantiers administratifs pour les entreprises françaises. Après plusieurs reports, le calendrier est désormais fixé : à partir du 1er septembre 2026, la facture électronique devient obligatoire entre entreprises assujetties à la TVA, d’abord pour la réception, puis progressivement pour l’émission. Voici ce qui change concrètement, qui est concerné, à quelles dates, et comment vous y préparer sans stress.

Où en est-on, au 5 août 2026 ?

Il reste moins d’un mois avant la première échéance. Un décret et un arrêté du 27 juillet 2026 sont venus préciser le dispositif. Si vous ne deviez faire qu’une chose d’ici septembre, ce serait vous assurer de pouvoir recevoir une facture électronique : c’est la seule obligation qui touche toutes les entreprises dès cette date.

La facturation électronique, c’est quoi exactement ?

Une facture électronique n’est pas un simple PDF envoyé par e-mail. C’est une facture émise, transmise et reçue dans un format structuré (Factur-X, UBL ou CII), qui permet un traitement automatisé par les logiciels et par l’administration fiscale. Un PDF classique ou une facture papier scannée ne suffiront plus entre professionnels.

FournisseurPlateforme agréée 🔒Annuaire central (PPF)Plateforme agrééeVous
La facture circule au format structuré, de plateforme agréée à plateforme agréée, avec remontée des données à la DGFiP.

La réforme repose sur deux mécanismes distincts, souvent confondus :

  • L’e-invoicing : l’échange des factures électroniques entre entreprises françaises assujetties à la TVA (opérations B2B domestiques).
  • L’e-reporting : la transmission à l’administration des données de transaction (ventes à des particuliers, opérations internationales) et des données de paiement, pour les flux qui n’entrent pas dans l’e-invoicing.

L’objectif de l’État est double : lutter contre la fraude à la TVA et simplifier, à terme, les déclarations grâce à des données pré-remplies. Selon economie.gouv.fr, la mesure concerne à terme la quasi-totalité des transactions entre entreprises.

Facturation electronique 2026

Quel est le calendrier officiel de la facturation électronique ?

Le calendrier a été plusieurs fois reporté, ce qui a semé la confusion. Voici les dates en vigueur, confirmées par impots.gouv.fr et l’Urssaf (consultés en juillet 2026) :

DateObligationEntreprises concernées
1er sept. 2026Réception de factures électroniquesToutes les entreprises assujetties à la TVA
1er sept. 2026Émission + e-reporting (transaction)Grandes entreprises et ETI
1er sept. 2027Émission de factures électroniquesPME, TPE et micro-entreprises
1er sept. 2027E-reporting de paiementEntreprises concernées par l’e-reporting

Calendrier officiel, source impots.gouv.fr et urssaf.fr, relevé en juillet 2026. La taille de l’entreprise est appréciée d’après le dernier exercice clos avant le 1er janvier 2025.

Le point à retenir

Dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises, y compris les auto-entrepreneurs et les TPE, doivent être capables de recevoir une facture électronique. Vos fournisseurs pourront vous en adresser dès cette date. L’obligation d’émettre est en revanche décalée à 2027 pour les petites structures.

C’est quoi une PDP (plateforme agréée) et pourquoi c’est obligatoire ?

Vous ne pourrez pas émettre ni recevoir vos factures électroniques « à la main ». Il faudra passer par une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP), désormais officiellement appelée plateforme agréée (PA) depuis 2025. C’est le même acteur : un opérateur immatriculé par l’administration fiscale, chargé d’émettre, transmettre et recevoir vos factures dans un cadre sécurisé et interopérable, et de remonter les données fiscales à la DGFiP.

Ces plateformes doivent répondre à des exigences strictes (certification de type ISO/IEC 27001, capacité de transmission fiable). La liste officielle des plateformes immatriculées est régulièrement mise à jour et publiée sur impots.gouv.fr : elle compte déjà plus de 130 opérateurs agréés (source Pennylane, juillet 2026). Concrètement, votre logiciel de facturation doit être, ou être connecté à, une plateforme agréée. Sur les critères qui comptent avant de se raccorder, et sur les pièges de contrat, voyez notre guide pour choisir sa plateforme de dématérialisation.

Fin du portail public gratuit

Le Portail Public de Facturation (PPF), initialement pensé comme un service d’émission gratuit de l’État, a vu ce périmètre abandonné en octobre 2024. Le PPF ne sert plus qu’d’annuaire central des entreprises et de concentrateur de données vers la DGFiP. Il n’existe donc plus de portail public gratuit pour émettre vos factures : vous devez choisir une plateforme agréée (source impots.gouv.fr / economie.gouv.fr, 2024-2026).

Qui est concerné par la réforme ?

La réforme vise toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille : de la multinationale à l’auto-entrepreneur. Y compris les micro-entrepreneurs en franchise en base de TVA : même s’ils ne facturent pas de TVA, ils devront pouvoir recevoir des factures électroniques dès septembre 2026, puis en émettre à partir de septembre 2027. Nous détaillons cette première marche, celle qui concerne tout le monde, dans notre article sur l’obligation de recevoir une facture électronique.

Restent en dehors du dispositif d’e-invoicing : les opérations avec des particuliers (B2C) et les opérations internationales, qui relèvent de l’e-reporting. Certaines opérations exonérées de TVA (santé, enseignement, opérations financières et bancaires) bénéficient d’aménagements. En cas de doute sur votre situation, l’administration a ouvert un numéro national d’assistance, le 0 806 807 807.

Quiz éclair

À partir de quelle date TOUTES les entreprises doivent-elles pouvoir recevoir une facture électronique ?

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Comment se préparer à la facturation électronique ?

Même si votre obligation d’émission n’arrive qu’en 2027, l’obligation de réception tombe dès septembre 2026 pour tout le monde. Mieux vaut anticiper. Voici les étapes clés :

1

Faites l’inventaire de votre facturation

Volume de factures, outils utilisés (tableur, logiciel, papier), part de clients pros et de particuliers.

2

Vérifiez et complétez vos données

SIREN, numéro de TVA intracommunautaire, mentions légales obligatoires. L’annuaire central s’appuie sur ces informations.

3

Choisissez une plateforme agréée

Ou un logiciel de facturation qui y est raccordé. C’est le cœur de la mise en conformité.

4

Testez la réception avant l’échéance

Pour ne pas être bloqué face au premier fournisseur qui vous enverra une facture électronique.

Pour rappel, une facture doit toujours comporter ses mentions obligatoires (identité des parties, numéro unique, date, désignation, prix HT, taux et montant de TVA, total TTC). La facturation électronique ajoute simplement de nouvelles données structurées, comme le SIREN de l’acheteur et la nature de l’opération. Si vous débutez, notre guide pour faire une facture conforme et notre outil de calcul de TVA vous aideront à partir sur de bonnes bases.

Comment choisir un logiciel de facturation compatible ?

La bonne nouvelle : passer à la facturation électronique est aussi l’occasion de gagner du temps. Un bon logiciel automatise les relances, la TVA, les avoirs et l’export comptable. Pour être serein en 2026-2027, vérifiez que l’outil coche ces cases :

  • Statut de plateforme agréée ou raccordement à une PDP immatriculée (le critère décisif). Comment le vérifier sans croire l’éditeur sur parole : notre guide du logiciel de facturation conforme.
  • Formats structurés pris en charge (Factur-X au minimum).
  • Conformité légale française : mentions obligatoires, gestion de la TVA, numérotation continue.
  • Gratuité réelle pour les auto-entrepreneurs et TPE, quand c’est possible (plusieurs plateformes agréées annoncent une offre de base gratuite), mais vérifiez toujours les limites (nombre de factures, fonctions bridées).

Certains éditeurs français comme Indy, Pennylane, Sellsy ou Tiime se sont positionnés tôt comme plateformes agréées ou partenaires. À l’inverse, méfiez-vous des solutions étrangères qui se retirent du marché français : QuickBooks, par exemple, a annoncé son départ de France. Pour un comparatif complet, à jour et honnête, consultez notre sélection.

Bon réflexe

Avant de vous engager, testez l’outil sur son offre gratuite ou son essai. Vérifiez surtout que son statut de plateforme agréée (ou son raccordement à une PDP) figure bien sur la liste officielle publiée par impots.gouv.fr, c’est le seul gage de conformité qui compte.

L’étape suivante

Prêt à choisir votre outil ? Notre sélection ne retient que des logiciels conformes à la réforme, pour TPE, PME et auto-entrepreneurs.

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Questions fréquentes

La facturation électronique est-elle obligatoire en 2026 ?

Oui. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les ETI doivent en plus les émettre dès cette date. Les PME, TPE et micro-entreprises devront émettre à partir du 1er septembre 2027 (source impots.gouv.fr, juillet 2026).

Les auto-entrepreneurs sont-ils concernés ?

Oui. Même en franchise en base de TVA, un auto-entrepreneur devra pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, puis en émettre à partir du 1er septembre 2027. Il devra pour cela utiliser une plateforme agréée, dont certaines proposent une offre gratuite.

Un PDF envoyé par e-mail est-il une facture électronique ?

Non. Une facture électronique au sens de la réforme est un fichier au format structuré (Factur-X, UBL ou CII) transmis via une plateforme agréée. Un simple PDF ou une facture papier scannée ne répondront plus à l’obligation entre professionnels.

Le portail public de facturation gratuit existe-t-il toujours ?

Non, pas pour émettre des factures. Le périmètre de facturation gratuite du Portail Public de Facturation (PPF) a été abandonné en octobre 2024. Le PPF sert désormais uniquement d’annuaire central et de concentrateur de données vers l’administration. Vous devez donc passer par une plateforme agréée.

Quelle est la différence entre e-invoicing et e-reporting ?

L’e-invoicing désigne l’échange des factures électroniques entre entreprises françaises (B2B domestique). L’e-reporting désigne la transmission à l’administration des données de transaction (ventes aux particuliers, opérations internationales) et des données de paiement, pour les flux non couverts par l’e-invoicing.