Outil

Quel TJM devez-vous facturer ?

MCLa rédaction Miister Software Mis à jour le 16 juillet 2026 9 min de lecture

Votre TJM, à partir de ce que vous voulez gagner

Le calcul part du net que vous visez, pas d’un tarif au doigt mouillé.

Chiffre d’affaires à réaliser
Net annuel visé
Jours facturables retenus
Équivalent salaire brut

Les 45 % par défaut couvrent, en ordre de grandeur, cotisations et impôt d’un indépendant au régime réel. Votre situation exacte dépend de votre statut : remplacez cette valeur par la vôtre.

Le tarif journalier moyen ne se devine pas en regardant ce que font les autres. Il se déduit de trois choses : ce que vous voulez gagner net, le nombre de jours que vous facturerez réellement, et ce que l’État et vos frais prélèvent au passage. Le troisième terme est celui que tout le monde sous-estime.

Le nombre de jours facturables, le paramètre décisif

Une année compte 365 jours, dont bien moins seront facturés. Le décompte réaliste ressemble à ceci.

PosteJoursCe qu’il reste
Jours de l’année365365
Week-ends104261
Congés et jours fériés36225
Prospection, administratif, formation35190
Maladie, intercontrats10180

D’où la valeur de 180 par défaut. Compter 220 jours revient à se payer 20 % de moins que prévu, et c’est l’erreur la plus fréquente chez les indépendants qui débutent.

Ce qui se prélève entre le facturé et le perçu

  • Les cotisations sociales, dont le taux dépend entièrement de votre statut et de votre régime.
  • L’impôt sur le revenu, qui dépend de votre foyer et pas seulement de votre activité.
  • Les frais professionnels : matériel, logiciels, assurance, comptable, déplacements. Ils sortent du chiffre d’affaires avant que vous ne touchiez quoi que ce soit.

Le calculateur les traite séparément parce qu’ils ne se comportent pas pareil : les charges sont un pourcentage, les frais un montant fixe qu’il faut couvrir quel que soit votre niveau d’activité. Pour la partie déclarative, voyez nos obligations comptables de l’auto-entrepreneur.

Fixer son tarif, une fois le plancher connu

Le chiffre que donne l’outil est un plancher, pas un prix de vente. Trois choses le font monter légitimement.

LevierEffetQuand l’invoquer
Rareté de la compétenceFortPeu de gens savent faire, sur votre marché
Valeur produite pour le clientFortVotre travail fait gagner ou économiser une somme mesurable
Urgence et contrainteMoyenDélai court, astreinte, déplacement
Ancienneté de la relationÀ la baisseUn client régulier vaut une remise, pas l’inverse

Facturer proprement ce que vous avez calculé

Un TJM juste ne sert à rien s’il est facturé en retard ou avec des mentions manquantes. Notre comparatif des logiciels de facturation classe les solutions que nous avons testées, dont trois avec un plan gratuit à vie, et notre page sur les mentions obligatoires d’une facture évite les oublis qui font traîner un paiement.

Questions fréquentes

Combien de jours facturables faut-il compter ?

180 est un repère prudent et réaliste pour une activité établie. Le calcul détaillé plus haut part de 365 jours et en retire les week-ends, les congés, les jours fériés, puis le temps consacré à la prospection, à l’administratif et à la formation, enfin la maladie et les intercontrats. Retenir 220 jours revient à se payer environ 20 % de moins que prévu.

Le résultat est-il un tarif de vente ?

Non, c’est un plancher : le tarif en dessous duquel vous ne tenez pas vos objectifs. Le prix de vente s’établit au-dessus, en fonction de la rareté de votre compétence, de la valeur mesurable que vous produisez pour le client, et des contraintes que la mission vous impose.

Pourquoi séparer les charges et les frais ?

Parce qu’ils ne se comportent pas de la même façon. Les charges sont proportionnelles à ce que vous encaissez, alors que les frais professionnels sont un montant fixe à couvrir quel que soit votre niveau d’activité. Les mélanger dans un pourcentage unique fausse le calcul dès que votre volume change.

Ce calcul vaut-il pour un salarié qui hésite à se lancer ?

Il donne un ordre de grandeur utile, via la ligne « équivalent salaire brut ». Attention toutefois : cet équivalent ne tient pas compte de ce que le salariat apporte en plus, congés payés, chômage, mutuelle, retraite complémentaire. Un TJM qui égale votre salaire actuel vous appauvrit.